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    <title>Géographie du Sundgau</title>
    <link>http://promsundgau.com/Promsundgau/Geographie/Geographie.html</link>
    <description>La géographie sundgauvienne permet de comprendre les enjeux historiques, d’aujourd’hui, et de l’avenir...</description>
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      <title>Introduction</title>
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      <pubDate>Fri, 4 Jan 2008 21:26:03 +0100</pubDate>
      <description>Le Sundgau (prononcer soungo) est un territoire situé dans le sud de la région Alsace et une partie du est du territoire de Belfort (dans l'est de la France). Le nom Sundgau vient de l’alémanique et signifie «Comté du Sud» (Sund : Sud, et Gau : Comté).&lt;br/&gt;La capitale du Sundgau est Altkirch et est la ville la plus peuplée (5386 habitants en 1999). Les principales communes de ce territoire sont Dannemarie (2011 habitants), Hirsingue (2057 habitants) et Ferrette (moins de mille habitants), toutes trois chefs-lieux de canton. Ces trois cantons et celui d'Altkirch forment l’arrondissement d'Altkirch, qui forme une partie du Sundgau géographique mais correspond presque exactement au Pays du Sundgau, au sens de la loi LOADDT qui met en place un pays comme un territoire de projets.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Le Sundgau est caractérisé par un relief de type collinaire qui est délimité au sud par la frontière suisse et les contreforts du Jura, à l'est par la vallée rhénane, au nord par Mulhouse et le bassin potassique d'Alsace et à l'ouest par la trouée de Belfort. Bien que le Sundgau soit un pays périphérique de type rural, il est entouré de grandes agglomérations en pleines expansions : l’Aire urbaine Belfort-Montbéliard, l’Agglomération Mulhousienne et l’Agglomération transfrontalière de Bâle.&lt;br/&gt; &lt;br/&gt;L'Ill, la plus importante rivière d'Alsace et affluent du Rhin, traverse le Sundgau du sud au nord, sa source étant à Winkel dans les contreforts du Jura. Il existe d'autres cours d'eau, qui définissent les vallées de la région, comme la Largue, dont la source se situe près de Courtavon, qui passe par Dannemarie, et se jette dans l'Ill à la hauteur d'Illfurth.&lt;br/&gt; &lt;br/&gt;La présence de lœss, un limon très fertile, a favorisé une agriculture polyvalente, selon un plan parcellaire en ruban. Les plus grandes productions issues de cette agriculture sont le maïs, le blé, le colza...&lt;br/&gt; &lt;br/&gt;Le fond des vallons a été aménagé en étangs par des moines pour l'élevage de carpes à l'époque médiévale.</description>
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      <title>Venir dans le Sundgau</title>
      <link>http://promsundgau.com/Promsundgau/Geographie/Entrees/2008/1/4_Venir_dans_le_Sundgau.html</link>
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      <pubDate>Fri, 4 Jan 2008 21:24:56 +0100</pubDate>
      <description>Le Sundgau se situe idéalement au centre géographique et économique de l’Union européenne, dans ce qu’on appelle communément l’Axe rhénan. Y accéder n’est pas difficile, car les voies de communication desservent assez cet axe. Nous vous proposons ainsi trois moyens de communication qui vous permettront d’atteindre facilement le Sundgau.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;En Voiture&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Le Sundgau est bordé par plusieurs autoroutes allemandes et françaises dont la plus proche est l’autoroute A36 (Bourgogne-Mulhouse). Pour accéder dans le Sundgau depuis Lyon et Paris, prenez la sortie 14 (Bessoncourt) et suivez la direction de Bâle (D419). Cette sortie permet d’éviter le péage de Fontaine et d’entrer dans le Sundgau par l’ouest. La sortie 15 (Burnhaupt) est idéale pour les automobilistes venant d’Allemagne ou du reste de l’Alsace. Elle se situe au nord du Sundgau et permet de se rendre directement à Altkirch (D466) ou Dannemarie (D103).&lt;br/&gt;Les automobilistes venant de Suisse et d’Autriche sortiront à la sortie de Saint-Louis sur l’A35 après Bâle. Il suffit de suivre la direction d’Altkirch par la route D419.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Par le train&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Les gares à l’échelle nationale sont Belfort et Mulhouse. Aujourd’hui, le TGV Paris-Mulhouse est le moyen de transport ferroviaire le plus rapide et le plus régulier (en 3h) Il existe des liaisons corail Paris-Belfort mais elles sont moins fréquentes que les liaison TGV vers Mulhouse ; et des liaisons corail et TGV Marseille-Lyon-Strasbourg ainsi que Zurich-Bruxelles. Pour se rendre dans le Sundgau en train, il faut prendre des TER (ligne Mulhouse-Belfort). Cette ligne dessert notamment les gares d'Illfurth, Altkirch, Dannemarie et Montreux-Vieux.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Par l’avion&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Il existe l'Euroairport (plus connu sous le nom de l'aéroport de Bâle-Mulhouse) qui est desservi par tous les vols en provenance de presque toutes les villes européennes. Le site de l'aéroport est sur la commune de Blotzheim près de Saint Louis et est donc à 45 kilomètres environ de la capitale sundgauvienne. Presque tous les vols Air France en provenance des villes françaises desservent Paris. Beaucoup de vols sont sous le signe des compagnies à bas-coût, tel qu'Easy Jet ou Ryanair. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;</description>
    </item>
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      <title>Organisation administrative</title>
      <link>http://promsundgau.com/Promsundgau/Geographie/Entrees/2008/1/3_Organisation_administrative.html</link>
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      <pubDate>Thu, 3 Jan 2008 21:24:13 +0100</pubDate>
      <description>Le Sundgau administratif représente un arrondissement (l’arrondissement d'Altkirch) et est divisé en 4 cantons : Dannemarie, Hirsingue, Ferrette, et Altkirch. L’arrondissement s’est construit autour d'un axe nord/sud en un chapelet de communes.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Le pays du Sundgau a été formé suite à la loi Voynet (ou LOADDT) qui fait du pays un véritable territoire de projet, fondé sur une volonté locale. Elle a aussi pour but d'instaurer une solidarité entre espaces ruraux et espaces urbains, car le Sundgau est un espace rural de plus en plus en zone de rurbanisation. Ainsi, le projet du Pays du Sundgau tel qu’il est défini au sens de la loi LOADDT voit le jour en 2001.&lt;br/&gt;Le but dans la création du pays du Sundgau était de rassembler les communautés des communes voisines dont l'économie et l'emploi étaient centrées sur Altkirch et de créer une solidarité dans cet espace rural, faisant tampon avec l'Aire urbaine de Belfort-Montbéliard et l'agglomération de Mulhouse.&lt;br/&gt;Ces communautés des communes avaient le privilège contrairement à d'autres pays de se réclamer d'une culture forte héritée de l'Histoire du Sundgau.&lt;br/&gt; Le pays du Sundgau compte aujourd'hui 8 communautés de communes dont un village (Bernwiller) qui appartient au canton de Cernay:&lt;br/&gt;	•	La communauté des communes de la Porte d’Alsace (capitale Dannemarie): 33 communes&lt;br/&gt;	•	La communauté des communes du Jura alsacien (capitale Ferrette): 24 communes&lt;br/&gt;	•	La communauté des communes du secteur d'Illfurth (capitale Illfurth): 10 communes&lt;br/&gt;	•	La communauté des communes de la Vallée de la Largue (capitale Pfetterhouse): 9 communes&lt;br/&gt;	•	La communauté des communes d’Altkirch (capitale Altkirch): 4 communes&lt;br/&gt;	•	La communauté des communes du canton de Hirsingue (capitale Hirsingue): 11 communes&lt;br/&gt;	•	La communauté des communes de la Vallée du Hundsbach (capitale Jettingen): 12 communes&lt;br/&gt;	•	La communauté des communes de l’Ill et Gersbach : 9 communes&lt;br/&gt;</description>
    </item>
    <item>
      <title>Quelles sont les limites du Sundgau ?</title>
      <link>http://promsundgau.com/Promsundgau/Geographie/Entrees/2008/1/2_Quelles_sont_les_limites_du_Sundgau.html</link>
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      <pubDate>Wed, 2 Jan 2008 21:23:27 +0100</pubDate>
      <description>Le visiteur se rendant dans le Sundgau se posera certainement la question suivante: quelle est la &amp;quot;vraie&amp;quot; frontière du Sundgau ?&lt;br/&gt;En dehors de l’organisation territoriale administrative qui regroupe l’arrondissement d'Altkirch et la commune de Bernwiller, les frontières du Sundgau varient en fonction du sujet abordé. Les limites sundgauviennes ne seront pas les mêmes si l'on aborde le thème historique, patrimonial ou linguistique. De ce fait, il est paradoxal pour un territoire tel que le Sundgau de ne pas posséder de « frontières » strictement définies. On parlera donc de « limites ».&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Les limites historiques&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;En effet, historiquement les frontières du Sundgau sont définies par les différents baillages autrichiens des années 1500, reprenant les conquêtes du comté de Ferrette et regroupant ainsi une grande partie du Sud de l'Alsace et l'actuel Territoire de Belfort, de Delle à Ensisheim en passant par Saint-Louis.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Carte historique du Sundgau vers 1500. On remarque que les limites du Sundgau historiques étaient nettement plus hautes que celles du Sundgau géographique et culturel d’aujourd’hui. En outre, le Sundgau englobait Thann et remontait jusqu’aux portes de Brisach et Colmar. On constate également que le Sundgau francophone comprenait l’actuel territoire de Belfort.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Les limites culturelles&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Cette étendue aussi grande du Sundgau laissa des traces notamment au point de vue du patrimoine où l’on retrouve les structures d’habitat et de voieries caractéristiques du Sundgau telles que les fermes à colombages sundgauviennes que l’on observe un peu partout dans le sud de l’Alsace et dans le territoire de Belfort. L'organisation des villages en « village-rue » ou « villages en étoile » est une caractéristique qu'on retrouve également partout dans le Sundgau. Par rapport aux limites du Pays du Sundgau définies par la loi LOADDT, ce dernier est agrandi à la haute vallée du Soultzbach (actuellement dans le canton de Masevaux), au territoire se trouvant entre le Rhin et l’arrondissement d'Altkirch, la partie orientale du Territoire de Belfort et quelques villages se trouvant au sud de Mulhouse, comme Didenheim et Zillisheim.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Carte du Sundgau par commune. Cette carte représente le Sundgau culturel alsacien. Ce n’est pas une carte montrant avec exactitude les limites du Sundgau mais des suppositions basées sur des sondages, des archives, et sur le bâti caractéristique du Sundgau. On constate que la partie est du Territoire de Belfort se situe dans le Sundgau. On peut tracer la limite occidentale du Sundgau par une ligne Roppe-Grandvillars. La limite Nord du Sundgau est caractérisé par la ligne Mortzwiller-Niffer. Les communes de la banlieue sud de Mulhouse telles que Zillisheim, Zimmersheim ou Bruebach se situent dans le Sundgau.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Les limites linguistiques&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Avant 1870 le Territoire de Belfort faisait partie intégrante du département du Haut-Rhin. Il n’y avait donc pas de frontière définie au niveau cantonal, départemental et régional avant cette date. Néanmoins, la partie occidentale du Haut-Rhin est composée d'une population dont la langue et les noms des villages sont romans, contrairement à la partie sud-sud-est du Haut-Rhin où le parler et les noms des villages sont germaniques. Après 1870, lorsque le territoire autour de Belfort reste français, une partie romane du Haut-Rhin est annexée. Ainsi, les frontières linguistiques du Sundgau ne suivent pas exactement les frontières administratives. Mais le Sundgau du parler alémanique est plus mis en valeur que le Sundgau du parler roman. D’ailleurs, le Sundgau francophone du territoire de Belfort est plus ou moins laissé à l’abandon dans la conservation de la culture et du patrimoine.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Cartes par commune représentant le Sundgau linguistique. La première carte représente le Sundgau germanophone reprenant les limites nord de la carte culturelle. La limite linguistique occidentale ne laisse planer aucun doute sur sa netteté. Si l’on regarde les toponymes des communes, le Sundgau germanophones s’arrête sur une ligne Traubach-Manspach. Les communes romanes d’Alsace comme Montreux-Vieux et Valdieu-Lutran ont été annexées à l’Allemagne. Lors de l’Armistice de 1918, elles n’ont pas été incorporées dans le département francophone voisin. Les deux communes de Courtavon et Levoncourt dans le Sud du Sundgau ont un parler roman par proximité avec l’Ajoie suisse.&lt;br/&gt;</description>
    </item>
    <item>
      <title>Les réseaux sundgauviens</title>
      <link>http://promsundgau.com/Promsundgau/Geographie/Entrees/2008/1/2_Les_reseaux_sundgauviens.html</link>
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      <pubDate>Wed, 2 Jan 2008 21:22:43 +0100</pubDate>
      <description>Le réseau routier&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Le Sundgau est cerné par des voies de communication importantes, comme l’autoroute A 36 entre Belfort et Mulhouse, et l’autoroute A 35, entre Mulhouse et Bâle. Cependant, les élus s’accordent à dire que le réseau routier sundgauvien est trop désuet. Parmi les voies de communication importantes dans le Sundgau, on retrouve la route départementale D419, qui traverse la région d’est en ouest, entre Belfort et Bâle, passant par Dannemarie et Altkirch, et la route départementale D432, qui traverse le Sundgau du nord au sud, et passant par Illfurth, Altkirch, Hirsingue et Ferrette.&lt;br/&gt;Néanmoins, des projets sont en cours de réalisation. Par exemple, un débat a depuis peu été entamé au sujet du tracé de plusieurs routes, et dont le but est l’amélioration des routes du Sundgau et une meilleure desserte du pays, et le contournement de villages. Citons notamment la déviation de Retzwiller et Dannemarie, ou bien le contournement de Spechbach-le-Bas et Hochstatt. Un autre grand projet est en cours de discussion, il s’agit du prolongement de la voie rapide de Dornach jusqu’à Altkirch. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Le réseau ferré&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;La voie ferrée Mulhouse-Belfort dessert le Sundgau, notamment les villes de Dannemarie, Altkirch et Illfurth. Les trains régionaux sont assez fréquents, et sont utiles pour les Sundgauviens qui travaillent à Mulhouse ou Belfort.&lt;br/&gt;Anciennement, plusieurs voies ferrées traversaient le Sundgau de part en part. Par exemple, la voie ferrée entre Dannemarie et Pfetterhouse desservait la vallée de la Largue et rejoignait ensuite le réseau suisse par Bonfol et Porrentruy. La vallée de l’Ill était également desservie. En effet, des trains desservaient Ferrette, Hirtzbach, et cette ligne servait à alimenter les industries de Waldighofen dans les années 1900. Il existait encore une ligne allant de Waldighofen à Blotzheim. Toutes ces voies ferrées furent démantelées à cause du manque de voyageurs sur ces lignes, et sont remplacées aujourd'hui par des pistes cyclables. Ainsi, la desserte voyageurs est arrêtée en 1953 entre Altkirch et Ferrette, et en 1965 entre Dannemarie et Pfetterhouse.&lt;br/&gt;Dans le même temps, la ligne Altkirch - Ferrette est partiellement déposée car la section menant d’Altkirch à Hirsingue restant en place jusqu'en 1990. La ligne de Dannemarie à Porrentruy, ayant perdu son caractère international, voit circuler ses derniers trains en 1970, après 60 ans d’existence. Il ne reste aujourd’hui que le tronçon suisse entre Bonfol et Porrentruy.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Le réseau fluvial&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Le canal du Rhône au Rhin traverse le Sundgau par Montreux-Vieux, Dannemarie, Illfurth. Il existe depuis 1824 et a été imaginé par Freycinet. Aujourd’hui, l’étroitesse de ce canal ne permet pas aux péniches à grand gabarit de l’emprunter. En outre, il est plutôt destiné aux bateaux de plaisance.&lt;br/&gt;Un projet de grand canal a été abandonné. Il devait permettre le creusement d’un canal reliant le Rhin à la Saône, en passant par le Doubs et le Sundgau. Indirectement, on aurait pu relier la mer du Nord à la Méditerranée sans faire passer les flux de marchandises par le détroit de Gibraltar. Mais la colère des agriculteurs sundgauviens, et des protecteurs de l'environnement de la région a influé sur la décision du Ministère de l'Environnement et de l’Aménagement du Territoire; le projet est finalement abandonné.</description>
    </item>
    <item>
      <title>Géologie du Sundgau</title>
      <link>http://promsundgau.com/Promsundgau/Geographie/Entrees/2008/1/2_Geologie_du_Sundgau.html</link>
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      <pubDate>Wed, 2 Jan 2008 21:05:13 +0100</pubDate>
      <description>Le Sundgau est une zone de collines qui s’est développée dans un compartiment tectonique qui a relativement resisté à l’affaissement du Fossé rhénan. Il s’agit par conséquent d’une zone d’incision dans les roches à dominante marneuse de l’Oligocène ; les branches principales du réseau hydrographique, dense, sont constituées par les cours de l’Ill et de la Largue (qui se jette dans l'Ill à la hauteur d'Illfurth), en fonction desquels s’organise le relief. Les altitudes des interfluves s’abaissent du sud au nord, de 500 m aux pieds des chaînons du Jura à 350 m au sud de Mulhouse. Dans le sens est-ouest, les altitudes les plus élevées se trouvent paradoxalement à l’est, au sud de Folgensbourg, loin des Vosges, sur l’interfluve des réseaux de l’Ill et du Rhin, alors qu’au pied des Vosges elles culminent à 400-450 m. On adjoindra au Sundgau géographique la vallée du Rhin entre Bâle et Mulhouse. Ainsi, on peut y distinguer les unités naturelles suivantes : le Sundgau méridional, septentrional, du pied des Vosges, ainsi que la vallée sundgauvienne du Rhin.&lt;br/&gt;Le Sundgau méridional&lt;br/&gt;Il se présente comme un plateau où des interfluves aplatis séparent les éléments d’un réseau dense de vallées hiérarchisées. Les branches les plus importantes sont drainées et présentent un fon plat large, alors que les ramifications secondaires ont généralement une forme en baquet et ne sont pas drainées aujourd’hui, ou alors artificiellement. Tous ces caractères sont hérités des périodes froides, surtout de la dernière période glaciaire. Ce n’est qu’à l’abord de la plaine du Rhin que les vallons deviennent plus vigoureux, présentant parfois des mini gorges. Le Sundgau méridional partage ces caractéristiques morphologiques avec la plupart des plateaux marneux d’Alsace ; son individualité provient des types de formations superficielles. D’une part, les interfluves sont souvent couronnés par des dépôts alluviaux d’origine alpine du début du Quaternaire, trace d’un épisode d’écoulement de l’Aare vers la Bresse ; seuls les composants silicieux subsistent. De l’autre, des dépôts limoneux, issus de loess altérés, décalcifiés et compactés, sont sans doute issus du début du Quaternaire. Ils occupent une grande partie des hauts de versants et des interfluves, couronnant souvent les dépôts alluviaux. Il en résulte des sols à tendance acide, lessivés, à conductivité hydraulique faible, peu favorables aux cultures, qui caractérisent aussi les bas de versants occupés par des dépôts de solifluxion mélangeant marnes et matériel remanié issu des loess altérés et des cailloutis.&lt;br/&gt;Le Sundgau septentrional&lt;br/&gt;Au nord d’une ligne Altkirch-Waltenheim, le Sundgau septentrional présente des caractéristiques morphologiques analogues à celles du Sundgau méridional, mais les nappes alluviales sommitales sont absentes, et la couverture loessique, qui peut atteindre 30 m d’épaisseur, est du Quaternaire supérieur, donc, sous son faciès classique, calcaire et moyennement poreux. Les sols sont en conséquence plus basiques et plus favorables aux cultures, tant sur les loess couvrant interfluves et versants exposés à l’est et au nord que sur les marnes portant des dépôts de solifluxion souvent épais.&lt;br/&gt;Le Sundgau du pied des Vosges&lt;br/&gt;A l’est d’une ligne Heimsbrunn– Spechbach-le-Bas puis du cours de la Largue, le Sundgau du pied des Vosges constitue en fait un piémont vosgien. Le soubassement est toujours constitué de marnes oligocènes, la densité des vallées et les caractéristiques sont analogues à celles du reste du Sundgau, la couverture loessique est présente. Mais les différences sont notables : - il s’agit dans l’ensemble d’un plan incliné du nord-ouest au sud-est depuis les Vosges vers la Largue, selon une pente moyenne de 0,5°, les branches principales du réseau hydrographique étant parallèles et orientées dans le même sens ; - des nappes alluviales, cette fois d’origine vosgienne, coiffent les interfluves. La nature des sols est localement très variable, selon que ses caractères sont commandés par les cailloutis (ils sont alors acides), ou par les loess et marnes, plus basiques.&lt;br/&gt;La Vallée sundgauvienne du Rhin&lt;br/&gt;Elle s’étend au pied du coteau, haut d’une cinquantaine de mètres, qui limite à l’est le plateau du Sundgau et qui correspond selon toute vraisemblance à un escarpement de faille relativement récent. D’ouest en est se succèdent : - la nappe alluviale de la dernière période glaciaire, laquelle au nord, s’épanouira dans la Forêt de la Hardt (située près du Rhin). Ce milieu est très poreux : d’où une assez forte sécheresse édaphique. Les petites rivières descendant le coteau s’infiltre après 2 ou 3 km de cours sans rejoindre le Rhin ; - des niveaux d’entaille successifs dans cette nappe alluviale correspondant à divers stades d’entaille du Rhin après la dernière période glaciaire. Les cailloutis y sont souvent recouverts de limons d’inondation et la nappe phréatique est plus proche, d’où un milieu plus favorable aux cultures ; - le lit d’inondation naturel du Rhin, avant sa correction, milieu humide caractérisé par un lacis de chenaux morts.&lt;br/&gt;Le Jura alsacien&lt;br/&gt;Les géographes et géologues distinguent souvent l’entité géographique du Jura alsacien du reste du Sundgau, du fait de la grande différence morphologique de ces deux unités naturelles du Fossé rhénan. Néanmoins, il convient d’étudier dans cet article le Jura alsacien, terme souvent associé à l’entité culturelle du Sundgau. La frontière de l’Alsace avec la Suisse ne repose sur aucun fondement d’ordre naturel. La virgation septentrionale de la chaîne de plissement du Jura échancre ainsi l’Alsace du Sud. Elle est caractérisée par une série de chaînons allongés dans le sens ouest-est, de roche calcaire, que déparent des dépressions taillées dans les marnes ; des cours d’eau, tels la Largue ou l’Ill, qui prennent dans ces montagnes la source, rejoignent le Fossé rhénan par un tracé zigzagant ; Ils suivent pour l’essentiel de leur tracé les dépressions marneuses mais gagnent le nord en passant de l’une à l’autre par des gorges entaillées à travers les chaînons. Qui dit calcaire, dit phénomènes de dissolution de la roche et engloutissement des eaux, et c’est dans le Jura que l’on trouve les seuls phénomènes karstiques (grottes, résurgences de rivières souterraines et analogues) en Alsace. Les abris sous roche du Männlefelsen, à Oberlarg, dont l’un est célèbre pour les gisements préhistoriques qu’il contient, en sont un exemple. Il s’agit en somme là des traits de paysage caractéristique d’une bonne partie du Jura appelé le « Jura plissé ».&lt;br/&gt;Dans le détail, cinq types de combinaisons naturelles peuvent être distingués:  * Sur le sommet et les hauts de versants des chaînons: -là où les pentes sont raides, 20° et plus, des terrains très pierreux, dont le caractère provient de l'éclatement de la roche par le gel lors des périodes glaciaires (essentiellement la dernière), supportent des sols peu évolués car ils sont la proie de l'ablation. Ces cailloux sont descendus le long des versants selon des processus complexes, associant l'éboulis, la solifluxion et le glissement en présence de neige sur ces pentes alors dénuées de végétation couvrante; -là où les pentes sont moins raides, les sols sont moins pierreux parce que reposant sur une masse solifluée assez épaisse. Ils sont évolués, plus épais; -sur les bas-versants marneux, les caractères sont proches de ceux des versants peu raides sur calcaire, avec une charge pierreuse encore moindre, mais réelle, car alimentée par la descente du matériel deîos mes versants calcaires qui les dominent. Ce sont des pentes sensibles aux glissements.  * Les fonds de vallées comportent deux types de terrains: -sur les terrasses non inondables, des nappes de galets sont recouvertes d'une couche d'épaisseur inégale de limons de débordement. Des sols bien développés et profonds ont pu s'y former; sur les terrasses les plus basses cependant, ils sont souvent affectés par un engorgement en eau qui leur confère des caractères défavorables; -des lits d'inondation actuels, fonds de vallons souvent drainés artificiellement, présentent les même caractéristiques, mais seulement des sols embryonnaires.</description>
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